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Assemblée générale des Jeunes agriculteurs de Haute-Savoie : Et si tu t’engageais ?

Assemblée générale des Jeunes agriculteurs de Haute-Savoie : Et si tu t’engageais ?

Les Jeunes agriculteurs de Haute-Savoie ont tenu leur assemblée générale le 19 février à Évian-les-Bains sur le thème de l’engagement devant une belle affluence. Afin de séduire les jeunes, le rapport d’orientation a été présenté sous la forme d’un film. Comme chaque année, les interventions des cantons ont reflété les préoccupations des jeunes sur le terrain.

 De gauche à droite : Julien Valentin vice-président du Centre européen des jeunes agriculteurs (CEJA), David Lafont secrétaire-général des JA Rhône-Alpes, François Thabuis responsable PAC, Guillaume Burgat-Charvillon président, Benoît Bornens vice-président et Lionel Anthoine-Milhomme secrétaire-général.

Le président Guillaume Burgat-Charvillon a d’abord remercié et félicité les JA du plateau de Gavot pour la qualité de l’organisation et le député-maire d’Évian Marc Francina pour la mise à disposition de cette salle du Centre de congrès d’Évian. Nicolas Métral et Florent Belleville ont ensuite conjointement présenté les activités pour promouvoir et accompagner l’installation en agriculture, principale mission des JA : interventions dans les écoles et suivi du nouveau parcours personnalisé à l’installation. 60 % des projets concernent la filière bovin-lait et une vraie demande existe pour les filières maraîchage et agriculture biologique. La quinzaine à l’installation du mois de novembre était consacrée à la découverte de ces filières.

Fabrice Jacquet a ensuite rendu compte des activités et des réflexions du groupe lait, rappelant notamment la mobilisation pour promouvoir les fromages savoyards à travers les « opérations sourire » et les ambassadeurs des fromages.

François Thabuis membre du bureau national et responsable du dossier PAC aux JA 74, a retracé le travail considérable mené en 2009 autour du bilan de santé de la PAC favorable aux Savoie, tout en invitant à se mettre dès maintenant au travail pour la période 2013-2020. Fort de ces acquis, il a déclaré vouloir « bâtir un projet global pour l’agriculture européenne qui prend en compte et rémunère les biens et services rendus par l’agriculture. La capacité réglementaire de pouvoir gérer les marchés au travers d’interprofessions doit aussi être au cœur de ce projet », selon lui. Il portera les revendications de la Haute-Savoie au national. Sur le dossier loup, il trouve « inacceptable de traiter les éleveurs de cette manière », faisant référence aux dossiers non payés et à la criminalisation des agriculteurs à travers la responsabilité des patous.

Après le rapport d’activités de Benoît Bornens, dans son rapport moral et syndical, le président Guillaume Burgat-Charvillon a indiqué que sur le dossier prédateurs, des avancées ont pu être obtenues avec la Fdsea. Elles sont toutefois insuffisantes pour répondre aux préoccupations des agriculteurs : « le dossier loup est très difficile, ça va prendre du temps et je sais combien il est pénible pour les éleveurs d’être patients ». Remerciant le travail de François Thabuis pour le suivi du dossier PAC, il a annoncé que des élections vont se tenir prochainement aux JA pour renouveler le conseil d’administration. Guillaume Burgat-Charvillon est repartant pour un nouveau mandat de deux ans.

Sur le thème de l’engagement, les JA avaient invité deux intervenants. Le premier était David Lafont, secrétaire général des JA Rhône-Alpes. Après avoir rappelé l’importance d’un syndicat jeune fort et réactif, il a indiqué qu’avec la réforme de l’organisation territoriale de l’État qui va renforcer l’échelon régional, l’investissement à la région sera primordial pour la Haute-Savoie car « les décisions se prendront avec ou sans nous ».

Julien Valentin, membre du bureau national et vice-président du CEJA, a livré son témoignage de son engagement à la structure nationale jeune. « On sort grandi de ce qu’on peut faire aux JA » a-t-il affirmé. Puis, en guise de conclusion, il a lancé un appel aux jeunes pour investir les responsabilités : « les décisions concerneront toujours plus les jeunes que ceux qui les prennent », a-t-il dit.  

 

Le film « Et si on s’engageait ? » présenté à l’assemblée générale des JA

Une invitation à s’engager

Avec le soutien financier du Crédit agricole des Savoie, de Groupama Rhône-Alpes Auvergne et de la coopérative Jura Mont-Blanc, les Jeunes agriculteurs avaient choisi de présenter leur rapport d’orientation sous la forme d’un film intitulé « et si on s’engageait ? ». Cette vidéo, tournée auprès des responsables agricoles haut savoyards, sonne comme une invitation à la prise de responsabilités des jeunes. Chacun a pu apporter son témoignage et son expérience de l’engagement, aussi bien au niveau de l’épanouissement personnel que de la satisfaction de défendre des valeurs et des idées auxquelles on croit.

Gérard Ducrey, président de la Chambre d’agriculture, a appelé les jeunes à s’impliquer dans les organisations pour construire l’avenir de l’agriculture, « encore plus en cette période de fortes incertitudes ». Benoît Bornens, secrétaire général des JA, a témoigné de son parcours qui l’a amené à prendre des responsabilités au bureau des Jeunes agriculteurs. Son engagement lui apporte une ouverture d’esprit et une fierté, celle de défendre et représenter la profession pour ne pas subir. Maryse Bornens sa mère, a expliqué l’organisation de l’exploitation durant ses absences, le remplacement étant une condition indispensable à la prise de responsabilités. Le service de remplacement est aussi là pour faciliter la prise de responsabilités.

L’engagement, un épanouissement personnel

Xavier Jolly, directeur de Jura Mont-Blanc, a montré les relations étroites entre les responsables professionnels et les équipes de collaborateurs pour la gestion de la coopérative. « Un bon équilibre » selon lui pour prendre les bonnes décisions et rester proche des attentes du monde agricole. Denis Maire, ancien président de la coopérative, a expliqué que s’engager est essentiel pour être acteur et défendre la place des agriculteurs dans la société. Excellente école de formation personnelle (« on ne se réalise qu’à moitié si on ne s’engage pas »), l’engagement professionnel et municipal nécessite cependant en amont une solide préparation pour être à même d’affronter les responsabilités, selon Denis Maire. Jean-Claude Tissot, agriculteur et maire de Faverges, a été choisi pour témoigner de l’engagement municipal d’un agriculteur au sein d’une ville de 7 000 habitants. Une volonté d’agir, « d’être au levier de commande des décisions » et d’être au service des autres qui nécessite de la disponibilité. Cela permet de défendre l’intérêt général des agriculteurs, notamment au niveau du foncier.

Défendre des valeurs auxquelles on croit

Et enfin Christophe Léger, président de la Fdsea et ancien président du Cdja, a résumé les motivations de son engagement : identifier les problèmes qui touchent la profession et essayer de les résoudre sans jamais renoncer. Source d’ouverture d’esprit, l’engagement lui permet de faire preuve d’altruisme et de don de soi en défendant une cause. « C’est une satisfaction personnelle d’aller au combat pour défendre et faire progresser des idées et des causes que l’on croit justes » a-t-il dit. Joël Baud-Grasset, ancien président du CDJA, a témoigné de l’école de formation qu’a constituée pour lui son passage chez les JA. Il a pu acquérir des valeurs qui s’expriment aujourd’hui à travers son rôle de conseiller général.                                        

 

Interventions des cantons à l’assemblée générale des JA

Un langage de vérité qui reflète les préoccupations des jeunes

Comme chaque année, les interventions des cantons constituent un temps fort de l’assemblée générale. Par son langage de vérité et les nouvelles idées qui peuvent être apportées, il s’agit toujours d’un moment attendu et apprécié.

Canton pourtant rompu aux présentations décalées, le délégué d’Alby/Rumilly a indiqué que cette année le moral des Jeunes agriculteurs de l’Albanais n’était pas à la plaisanterie. La cause en est le prix du lait 2010 qui est considéré en baisse et le rapport qualité/prix des services à l’agriculture qui n’est pas satisfaisant. Les JA Alby/Rumilly ont à nouveau demandé la transparence des marges et une juste répartition de la valeur ajoutée dans la filière. Avec une consommation de fromages en baisse et une production laitière en hausse, le canton de Frangy/Seyssel s’inquiète de la santé de la filière laitière savoyarde, bien que les produits IGP se soient correctement comportés sur les marchés. La situation du Reblochon interroge : « avant le Reblochon tirait l’ensemble de la filière laitière vers le haut, aujourd’hui c’est l’inverse » ont dit les JA. Posant des pistes de travail sur la péréquation entre les zones, sur l’animation commerciale et sur la lutte contre les copies, les JA de Frangy/Seyssel réclament une réflexion urgente pour préparer la fin des quotas.

 

L’inquiétude autour du projet JO 2018

Le canton du Pays du Mont-Blanc a choisi d’axer son intervention sur le sujet brûlant du moment, les jeux olympiques de 2018. Les jeunes ne se sont pas privés de dénoncer l’attitude des promoteurs du projet qui prévoient l’implantation d’un site consommant près de 38 hectares de terres agricoles dans la plaine du Mont-Blanc. En se projetant en 2018 après les JO, une animation humoristique a été réalisée pour attirer l’attention des responsables sur l’importance de ce dossier pour l’agriculture du secteur. Les jeunes refusent de devenir des « paysagistes et cantonniers entre les maisons » et ont interpellé les responsables politiques présents. Gérard Ducrey est intervenu pour indiquer la position de la Chambre d’agriculture et des organisations professionnelles : les JO peuvent être une formidable vitrine pour les produits et l’agriculture savoyarde, à condition qu’il ne se fasse pas n’importe quoi. Faire partie du comité de pilotage a permis aux responsables agricoles d’être informés en amont des orientations du projet et de pouvoir réagir en proposant des terrains à enjeu agricole moindre. Le combat à mener maintenant est de faire accepter à tout prix les propositions qui ont été faites pour préserver le potentiel agricole du secteur. « Il n’y a pas d’autre alternative » a fermement affirmé le président de la Chambre d’agriculture, rejoint par Christophe Léger qui a ajouté qu’une mobilisation sera sans doute nécessaire pour tenir la place de l’agriculture.

Les JA du plateau de Gavot ont dénoncé les incohérences de la révision du cahier des charges Reblochon. Citant le travail exemplaire entamé avec la société des eaux d’Évian pour promouvoir une plate-forme de compostage et une station de méthanisation sur le plateau, les jeunes ont été très déçus de constater que le texte actuel prévoit l’interdiction pure et simple de l’épandage et du mélange des effluents de deux zones différentes. Cette disposition rend impossible la poursuite du projet et fait dire aux JA que « les syndicats de produits sont là pour protéger les fromages et pas pour transformer les effluents en AOC ». Sous la forme d’un billet d’humeur, les JA du pays de la Filière (Thorens/La Roche) ont dénoncé l’attitude des transformateurs fromagers savoyards qui ont mis trop de produits en fabrication en 2009, déstabilisant ainsi le marché, selon les JA. Les Jeunes du canton vallées du Lac et pays de Faverges ont dénoncé les trop nombreux dégâts aux parcelles agricoles causés par une surpopulation de cerfs comptabilisée à 250 individus sur le val du Laudon. La convention initiée par la Fdsea avec les chasseurs pour une hausse des prélèvements est une bonne démarche qui n’a malheureusement pas pu enrayer la croissance continue des effectifs. Il faudra encore augmenter les tirs ciblés sur les femelles.

Pour terminer ce tour d’horizon, ce sont les JA du canton de Thônes qui sont intervenus à leur manière pour dépeindre l’environnement des exploitations. Remake d’un jeu télévisé célèbre, ils ont organisé un « question pour un trublion » mettant en scène un agriculteur, un conseiller CER, un fonctionnaire DDT et un autre de l’INAO. Des questions plus pertinentes les unes que les autres, qui préoccupent les jeunes, ont tourné autour du plan d’urgence Sarkozy, des services à l’agriculture, du cahier des charges Reblochon, des JO 2018 ou encore du dossier loup. Avec humour, les JA ont ironiquement traité des contrôles pointilleux dans les exploitations, des tracas administratifs et du manque de considération de la société face à la multifonctionnalité du métier d’agriculteur.

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Contrôles obligatoires des pulvérisateurs : inscrivez-vous, ils débutent fin mars.

Contrôles obligatoires des pulvérisateurs : inscrivez-vous, ils débutent fin mars

 

 Avec l'obligation réglementaire du contrôle périodique des appareils de traitement phytosanitaires, les Chambres d'agriculture de Savoie et Haute-Savoie s’associent pour proposer ce service sur les deux départements. Ils débuteront le 22 mars à Saint-Jean-de-la-Porte en Savoie et les 30 et 31 mars à Viry en Haute-Savoie.

 

C'est la Chambre d'agriculture de la Savoie qui devient l’organisme d'inspection des pulvérisateurs et dispose à ce titre de deux inspecteurs. Elle conduit également en collaboration avec la Haute-Savoie, l'organisation des journées de contrôle. Les contrôles sont réalisés à partir de 22 sites d'accueil identifiés comme des « points relais » répartis sur les deux départements. Le fait d'utiliser en partenariat le matériel avec d'autres centres d'inspection va permettre de maîtriser le coût des contrôles mais en retour ce matériel ne sera pas disponible en permanence sur les deux départements.

Qui est concerné ?

Tous les pulvérisateurs à rampe d'une largeur de travail de plus de 3 m et les pulvérisateurs distribuant des liquides sur un plan vertical : pulvérisateur viticole, pulvérisateur employé en arboriculture et les pulvérisateurs de type brouette motorisée. Le défaut de contrôle peut entraîner une amende de 4e classe et la diminution des aides pour les agriculteurs ayant contractualisé une MAE.

Dérogations

• Pulvé neuf de moins de 5 ans, premier appel dans les 5 ans, date anniversaire de mise en service.

• Contrôle volontaire en 2007 ou 2008 (avec rapport d'inspection et factures des travaux le cas échéant).

Par la suite, le contrôle est à réaliser tous les cinq ans.

Quand et comment le faire ?

Les priorités d'intervention des Chambres d'agriculture de la Savoie et Haute-Savoie sont calées sur les huitième et neuvième chiffres du numéro de SIREN du propriétaire de l'appareil :

• 8 et 9e chiffres du SIREN compris entre 00 et 19 (ou pas de n° de SIREN) : dates et lieux indiqués ci-après.

• 8 et 9e chiffres du SIREN compris :

- entre 20 et 39 : second semestre 2010 (les dates ne sont pas encore connues)

- entre 40 et 59 : en 2011

- entre 60 et 79 : en 2012

- entre 80 et 99 : en 2013.

Pour les exploitations du premier appel (8 et 9e chiffres du SIREN se terminant entre 00 et 19 ou pas de SIREN), les dates et lieux suivants sont proposés :

En Savoie

• À Saint-Jean-De-La-Porte, au silo La Dauphinoise, du 22 au 23 mars

• Les Marches, aux ateliers communaux, ZA Plan Cumin, du 24 au 25 mars

• À Montmélian, au Centre d'Équipement Savoyard, les 26 et 29 mars

• À Motz, ZA les Îles, à l'atelier communal, le 3 mai

• À Domessin, Établissement Bellemin SA, du 4 au 5 mai

• À Yenne, au silo de Cérégrain, du 6 au 7 mai

• À La Motte-Servolex, Groupe Chavanel SA, du 20 au 21 mai

• À Saint-Hélène-Sur-Isère, au silo La Dauphinoise, du 14 au 15 juin

• À Chamoux/Gelon, au silo La Dauphinoise, le 16 juin

• Les Molettes, au centre d'approvisionnement GAIC François Cholat, du 17 au 18 juin

• Au Mognard, ZA Le Sauvage, vers la Station d'épuration, le 21 juin.

En Haute-Savoie

• À Viry, Coopérative Jura Mt Blanc, du 30 au 31 mars

• À Douvaine, Coopérative Jura Mt Blanc, du 1 au 2 avril

• À Pringy, Ets Perillat Agri, du 5 au 6 avril

• À Rumilly, à l'Espace Chavanel SA, du 7 au 8 avril

• À Sillingy, Ets Poncet SA, le 9 avril

• À Frangy, Coopérative Jura Mt Blanc, du 10 au 11 mai

• À Bonneville, Coopérative Jura Mt Blanc, du 12 au 13 mai

• À Cranves-Sales, Ets Bosson SA, les 14 et 17 mai

• À Saint-Paul-En-Chablais, Établissements Chevillard Agri, du 18 au 19 mai

• À Doussard, Ets Bertholio Service, le 22 juin

• À Domancy, Établissements Ferstl Motoculture, le 23 juin

Pour les exploitations isolées, les contrôles s'effectueront au cas par cas après inscription.

La préinscription est obligatoire

La préinscription est obligatoire. Pour cela, veuillez retirer un bulletin de préinscription directement auprès du secrétariat « Contrôle Pulvé » de la Chambre d'agriculture de la Savoie et le retourner trois semaines avant la date du contrôle.

Après inscription, un courrier de convocation vous confirmera l'heure de passage au contrôle.

Contact : Contrôle Pulvé

Chambre d'agriculture de la Savoie

Tél. 04.79.33.82.83.

 

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Des mesures de restriction de production pour les producteurs de lait à reblochon


Dans un courrier adressé aux producteurs de lait en zone AOP reblochon, la Fédération des Coopératives Laitières de Haute Savoie annonce de nouvelles mesures visant à inciter les producteurs à limiter la production de lait. Avec une allocation provisoire à 0%, beaucoup d'exploitations seront redevables de pénalités à France Agrimer. Un prélèvement de 80 euros /1000 l audelà de 103% de la référence des exploitations sera effectué.

Selon la FDCL, une hausse de 5,3% de la production "a chargé le marché alors que la baisse de la vente de reblochon se fait ressentir". La consommation d'automne a commencé tardivement. De son côté le Syndicat du Reblochon a durci le contingentement.

Les producteurs dont la production sera supérieure à 24% de leur référence totale sur la période mars-avril-mai, seront fortement pénalisés.

La FDCL 74 espère ainsi une limitation de la production de lait à reblochon rapidement.

 

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