Examen de passage réussi pour Dacian Ciolos

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Dacian CIOLOS devant le parlement européen, examen réussi

 

Devant le Parlement européen, Dacian Ciolos, le futur commissaire européen à l'agriculture, n'a fait que peu  de référence de son prédécesseur, la très libérale Mariann Fischer Boel. Lors des questions des parlementaires européens, l'ancien ministre de l'Agriculture roumain a affirmé une vision foncièrement différente de la Politique agricole commune (Pac).

Ces inflexions ont redonné de l'espoir aux représentants des milieux agricoles présents, quant à l’avenir de la PAC. Dacian Ciolos a lancé qu’il voulait « renforcer la crédibilité de la Pac » et offrir « plus de prévisibilité aux agriculteurs, des aliments sûrs et sains aux consommateurs et une garantie aux contribuables que leur argent est bien utilisé ».

Le futur commissaire considère que la PAC « a besoin d'une réforme (...) le secteur agricole a beaucoup changé », notamment en ce qui concerne les défis climatiques et environnementaux.

Pour cette raison, « le budget de la Pac doit rester important (...) je suis prêt à discuter de la répartition des fonds, mais le coût de la non subvention de l'agriculture serait trop important » Il veut défendre un budget « digne de ce nom ».

Bien que le secteur laitier durement affecté par la crise dû au marché, le futur commissaire ne reviendra pas sur la fin des quotas programmée pour la fin 2015. Néanmoins, Dacian Ciolos souligne qu’il faudra « faire en sorte que l'élimination des quotas, qui ouvre des possibilités nouvelles pour certains éleveurs, n'affecte pas certaines régions spécifiques, qui ont des problèmes spécifiques. » Il ajoute que « nous ne pouvons pas nous permettre des crises qui touchent de façon irrémédiable des pans entiers de notre agriculture ».

Il estime que de nouveaux outils de régulation doivent être mis en place, tels que des assurances et des fonds de garantie, et même d’accorder « quelques dérogations aux règles de la concurrence » pour favoriser la contractualisation entre agriculteurs et industriels et structurer les marchés.

Concernant les aides directes, Dacian Ciolos s’est dit favorable à une nouvelle clef de répartition sur une « nouvelle base plus réaliste » de façon à être équitables entre agriculteurs, entre régions et entre les Etats membres. » Les références historiques vont être remplacées par de nouveaux critères.

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