L'artificialisation des meilleures terres agricoles reconnues
Une étude du Commissariat général au développement durable (CGDD) vient confirmer que la progression des espaces artificialisés se fait aux dépens des meilleures terres agricoles.
Sont considérés comme espaces artificialisés les zones urbanisées, industrielles ou commerciales, les réseaux de communication, les mines, décharges et chantiers et les espaces verts urbains. Les sols artificialisés de petite taille (bâtiments isolés et routes des espaces agricoles ou naturels) ne sont pas comptabilisés.
Au niveau régional, ce sont surtout les régions déjà très urbanisées qui subissent le plus ce phénomène : l'Alsace, l'Ile-de-France ou le Nord-Pas-de-Calais ont ainsi connu le mouvement de disparition des terres agricoles le plus élevé, tout comme les Pays-de-la-Loire, Rhône-Alpes et le littoral méditerranéen (Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d'Azur).
Des conséquences agronomiques : imperméabilisation des sols et donc utilisation du sols à des fins de production alimentaire ou non alimentaire compromis.
De plus, cette artificialisation touche davantage les meilleurs sols agricoles.
Ainsi, dans près de la moitié des régions françaises (Aquitaine, Bourgogne, Haute-Normandie, Ile-de-France, Languedoc-Roussillon, Lorraine, Midi-Pyrénées, Nord-Pas-de-Calais, Pays-de-la-Loire et Rhône-Alpes), ce sont les sols ayant les meilleures potentialités agronomiques qui sont les plus touchés.



