Mise à jour mercredi 23 mai 2012 00:33:23
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3 Questions à : Jean-Jacques Exertier, vice-président de la MSA des Alpes du Nord « Voter massivement pour préserver notre régime »

 
3 Questions à : Jean-Jacques Exertier, vice-président de la MSA des Alpes du Nord
« Voter massivement pour préserver notre régime »
 
agriculturedesavoie.com : Les prochaines élections des délégués cantonaux de la MSA qui auront lieu du 5 au 20 janvier 2010, seront l'occasion de rappeler le rôle de ce régime de protection sociale. Pouvez-vous nous préciser cette spécificité ?
 Jean-Jacques Exertier : « Rappelons tout d'abord que ce régime social est le seul qui offre un guichet unique, c'est-à-dire qui permet de traiter auprès d'un seul interlocuteur l'ensemble de la protection sociale, maladie, prestation familiale, retraite et accident du travail. L'autre atout de notre régime agricole est une véritable proximité, possible par le biais de nos délégués cantonaux. Leur connaissance directe du contexte local permet d'ajuster nos interventions au plus près des besoins tant socialement qu'économiquement. Ainsi par exemple, la commission économique, chargée d'examiner les dossiers des entreprises en difficultés, a octroyé en 2008, 280 000 € de remises de cotisations, dont 110 000 € pour la Savoie et 42 000 € pour la Haute-Savoie. Elle a également traité 2 284 remises de pénalités et 1 484 échéanciers de paiement. Autre exemple, la commission sociale de la MSA des Alpes du Nord propose 17 prestations pour un montant annuel de trois millions d'euros, dont 500 000 € pour les jeunes ou jeunes foyers et 1,3 million d'euros pour 82 000 heures d'aide ménagère ».
 
• agriculturedesavoie.com : Cette proximité est donc l'argument essentiel pour inciter au vote du mois de janvier ?
JJE : « C'est l'un des arguments, car nous avons besoin de ces délégués locaux pour être proche, mais ce n'est pas le seul. Ces élections doivent donner à la MSA la légitimité dont elle a besoin au niveau national. N'oublions pas que notre régime spécifique est en danger, et que c'est la participation massive lors des précédentes élections qui a permis de le préserver. Lorsque le ministère de l'Agriculture a constaté que plus de 51 % de la profession agricole s'est mobilisée pour voter en 2005, il a compris que nous étions tous attachés à notre régime de protection sociale spécifique, proche de ses ressortissants. La MSA est l'un des seuls régimes de protection sociale à reposer sur un système démocratique, défendons-le ! C'est pour cela, qu'il est important de réserver un bon accueil aux responsables agricoles qui actuellement recherchent des délégués locaux dans les cantons. Nous avons besoin de ces délégués, c'est le socle de notre structure. Et nous devons surtout tous voter pour consolider notre légitimité, agriculteurs, salariés et employeurs de main-d’œuvre ».
 
• agriculturedesavoie.com : La forte mobilisation des électeurs doit aussi conforter la MSA dans son rôle de gouvernance professionnelle ?
JJE : « Oui, c'est essentiel. Notre régime est unique parce qu'il est géré par des élus agriculteurs, employeurs et salariés. La présence professionnelle élue permet une véritable orientation de la politique sociale agricole. Que ce soit au niveau national, où la Caisse centrale de la MSA est acteur du CAF ou au niveau départemental, nous sommes acteurs de la politique agricole définie en concertation avec les autres organisations professionnelles agricoles. Si demain, l'agriculture perdait son régime social spécifique, c'est toute la profession qui en pâtirait, diminuant ainsi la force de notre organisation professionnelle. Sans oublier que plus de la moitié des effectifs du ministère de l'Agriculture travaille sur ce volet social agricole… ».
Propos recueillis par Claudine Lavorel