Une gestion partagée de l'espace La vitalité économique des Savoie au coeur du sillon alpin, entre Genève et Grenoble, attire une population de plus en plus nombreuse. Plus de 1 000 hectares agricoles disparaissent chaque année pour l'urbanisation et les infrastructures. La pression foncière exige une prise de conscience de tous les acteurs, pour des pratiques vertueuses d'aménagement du territoire. La profession agricole milite pour une vision à long terme du territoire et une approche intercommunale, pour des choix économes en foncier. Les Savoie n'échappent pas à la diminution du nombre d'agriculteurs. La politique développée par les organisations agricoles consiste à renouveler les générations par des installations économiquement viables et humainement vivables : les exploitants professionnels résistent mieux. Chaque année, une centaine de jeunes agriculteurs formés et qui répondent aux conditions d'octroi des aides s'installent. Si l'agriculture reste avant tout un métier de passion, elle nécessite un vrai professionnalisme pour répondre à de nombreuses exigences. Un agriculteur doit déployer aujourd'hui de nombreuses compétences : il est à la fois technicien, gestionnaire, chef du personnel, commercial, manager environnemental... Le développement de l'emploi salarié, la diminution de la main-d'œuvre familiale, le besoin de compétences nouvelles, incitent les chefs d'exploitations à faire de plus en plus au salariat, directement ou par le biais de groupements d'employeurs. On compte actuellement environ 1 500 emplois en CDI et 5 200 en CDD (emplois saisonniers en viticulture, arboriculture, horticulture-pépinière...) sur les deux départements. L'agriculture des Savoie est aussi marquée par la double activité. Les activités extérieures essentiellement touristiques permettent le maintien d'exploitations d'altitude indispensables à nos montagnes. La pluriactivité en zone de montagne est très fréquente (moniteur de ski, guide, etc.) |