Mise à jour mardi 22 mai 2012 03:28:41
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Foncier agricole : augmentation du prix et contraction des surfaces

Foncier agricole : augmentation du prix et contraction des surfaces

 

Les marchés fonciers ruraux ont enregistré une reprise en 2010 mais celle-ci n'a pas profité aux agriculteurs, selon l'étude annuelle présentée par la Fédération nationale des Safer (FNSafer), en collaboration avec le ministère de l'Agriculture.

Le nombre de ventes a augmenté de +1,7% en nombre, de +3% en surface et de +12,2% en valeur : « reprise des achats par les particuliers de biens bâtis (agricoles, forestiers ou maisons à la campagne) et de terrains à bâtir", souligne l'étude.

En 2010, il y a eu 34.000 transactions sur le marché des anciens corps de ferme ou anciens bâtiments agricoles avec terrains attenants. Les « profils » principaux sont l’achat de résidence principale de jeunes dans les zones péri-urbaines ou des investisseurs pour diversifier leur patrimoine, achat qu’ils considèrent comme des valeurs refuge en période de crise. Le prix de la terre agricole a donc progressé de 1,9% en 2010, pour s'établir à 5.230 euros/ha et celui des terrains à bâtir de moins d’1 ha a augmenté de 17,3%, à 31,20 euros/m2.

La reprise du marché de l'urbanisation est donc essentiellement le fait des particuliers en quête d'un terrain à bâtir pour leur résidence principale et moins des collectivités. Quant aux agriculteurs, pour la deuxième année consécutive, ils ont diminué leurs achats. La fonction résidentielle de l'espace rural prend de plus en plus d’importance sur la fonction de production, insiste l'étude.

L’étude rappelle aussi l’urbanisation galopante : le marché de l'urbanisation (3,6 milliards d'euros en valeur) supplante le marché agricole (3,4 milliards d'€). 7 millions d'hectares de terres agricoles perdus en 50 ans.

La FNSafer met en garde contre le gaspillage des terres agricoles. "La surface agricole a diminué de 7 millions d'hectares entre 1960 et 2010 avec une moyenne de « 78.000 hectares disparaissent tous les 5 ans : la surface agricole d'un département.

Il estime qu'aujourd'hui, la balle est dans le camp des collectivités en raison des révisions des PLU, décision des conseils municipaux.

5000 communes et groupements de communes, dont la moitié en d'Ile-de-France, ont signé des conventions de veille foncière avec la FNSafer. Pour honorer les zonages agricoles dans leurs PLU, les communes seront averties des projets de vente de terres agricoles et pourront solliciter aux Safer de faire jouer leur droit de préemption.