Les détaillants primeurs se positionnent sur les contrats
Les détaillants primeurs se positionnent sur les contrats
Depuis le 1er mars 2011, les primeurs s'approvisionnant en direct auprès des producteurs sont tenus de leur proposer un contrat pour toute transaction.
L'équipe d'agriculturedesavoie.com vous communique la position de l'Union nationale des syndicats de détaillants en fruits, légumes et primeurs (UNFD) :
" Depuis le 1er mars 2011, les primeurs s'approvisionnant en direct auprès des producteurs sont tenus de leur proposer un contrat pour toute transaction sur le territoire français. L'UNFD dénonce cette mesure qu'elle juge irréaliste et demande au gouvernement d'exclure les détaillants en fruits et légumes du dispositif.
La contractualisation telle qu’elle est ici imposée aux primeurs risque de mettre à mal la pérennité des circuits courts ainsi que celle des marchés d’intérêt national. Il est en effet important de relever que bon nombre de détaillants achètent une partie de leurs produits auprès de producteurs soit directement en zones de production, soit sur les carreaux des producteurs situés sur les marchés d’intérêt national. Cela leur permet de valoriser à la fois les terroirs et la saisonnalité des fruits et légumes auprès des consommateurs. Avec ce dispositif, une grande partie des chefs d’entreprise du commerce de détail va devoir rédiger une quantité importante de contrats en raison d’une part du nombre de producteurs avec lesquels ils ont des relations commerciales tout au long de l’année et d’autre part de la diversité des produits et des variétés en fruits et légumes, et ce, quels que soient les volumes achetés.
Les relations entre les producteurs et les primeurs risquent de ce fait de se fragiliser avec pour conséquence la baisse des achats directs auprès des producteurs.
La mise en place de cette mesure suscite une incompréhension de la part de la Profession qui a toujours su maintenir localement des relations commerciales équilibrées avec les producteurs et qui accepte difficilement le lourd travail administratif généré par ces contrats, sans compter le risque juridique de se voir infliger une amende de 75 000 € (art L631-25 du Code rural). C’est pourquoi, l’UNFD demande au Gouvernement de revoir sa copie et d’exclure du champ d’application les détaillants en fruits et légumes.
L’UNFD avait déjà alerté à plusieurs reprises les pouvoirs publics pour leur faire prendre conscience de l’ineptie de cette mesure.
Mais malheureusement, tout se passe encore une fois comme si notre profession qui assure pourtant près de 30 % des ventes en fruits et légumes n’existait déjà plus et que la seule alternative des producteurs pour commercialiser leurs produits, soit la grande distribution. "
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