Mise à jour mardi 22 mai 2012 02:53:39
Accueil A la une L’alimentation a un prix, la survie de l’élevage français aussi !

L’alimentation a un prix, la survie de l’élevage français aussi !

L’alimentation a un prix, la survie de l’élevage français aussi !

 

Suite à la flambée des prix des céréales et à la dérégulation en marché, la FNSEA a transmis un communiqué de presse, dont voici les propos :
 
 
"L’élevage français est dans une situation catastrophique. C’est un constat que tout le monde peut faire. Ainsi, la réunion présidée par Bruno le Maire, Ministre de l’Agriculture et Frédéric Lefebvre, Secrétaire d’Etat chargé de la consommation, consacrée à la forte hausse des prix des matières premières agricoles et ses conséquences a permis de faire consensus sur ce sujet : la volatilité du marché des matières premières est un réel problème aux conséquences extrêmement dommageables pour les paysans, les PME agro-alimentaires et les consommateurs.


Voilà le résultat de la politique de dérégulation imposée par l’OMC et transcrite dans la nouvelle politique agricole européenne. Mais, l’heure n’est plus au constat et il est nécessaire d’agir et il est urgent que les prix des viandes permettent aux éleveurs de faire face à la hausse sans précédent du coût de l’alimentation animale. Sans démagogie, en vérité, il faut le dire, l’affirmer ; tout le reste n’est que verbiage. Cette hausse ne sera légitime que si et seulement si elle est, en toute transparence, corrélée aux coûts des matières premières et à leur part dans le produit fini. En effet, il ne s’agirait pas que ces hausses justes et justifiées servent d’alibi à des prises de marge excessives par les acteurs de la filière alimentaire et des distributeurs.


Il faut faire vite. La FNSEA demande que l’on donne des signaux rapides à l’ensemble des filières d’élevage y compris dans les négociations tarifaires en cours, avec la GMS. Au-delà, la FNSEA attend des règles claires et une construction d’indices objectifs : la transparence doit être partout de rigueur. C’est le rôle de l’Observatoire des prix et des marges ainsi que celui des interprofessions. L’obsession du Gouvernement qui est de dire « pas touche au pouvoir d’achat des Français » est louable mais doit-elle se faire sur le dos des éleveurs ? Combien de temps encore les paysans serviront-ils de variable d’ajustement à des décisions économiques et sociales de court terme ?"