Mise à jour samedi 19 mai 2012 22:30:39
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Les FDSEA et les syndicats ovins claquent la porte du comité loup

Les FDSEA et les syndicats ovins claquent la porte du comité loup

 

Jeudi 16 décembre avait lieu en préfecture de Chambéry un comité loup destiné à faire le bilan de la saison d’alpage. Les représentants des FDSEA, des JA et du syndicat ovins ont décidés de ne pas participer à ce comité.

 

En effet Jean Marc GUIGUE et Luc ETELLIN ont fait part de leur soutien à la position de la FNSEA et la FNO et ils ont lu le communiqué ci-après :

Les acteurs du pastoralisme des montagnes de France se sont réunis le 13 décembre à Montpellier. Cette réunion a débouché sur un constat d’échec des politiques menées depuis des années sur les grands prédateurs.

Malgré tous les efforts entrepris par les éleveurs pour protéger leurs troupeaux, les dégâts ne cessent d’augmenter et les bêtes de souffrir. La FNO et la FNSEA annoncent donc ce jour une rupture avec la politique de l’Etat et nous nous retirons de tous les groupes de consultations nationaux (ours et loup) uniquement destinés à développer les populations de grands prédateurs. Nous ne reviendrons que sous la condition d’un engagement de l’Etat de renoncer aux lâchers et de réguler efficacement les populations en place.  

Le pastoralisme est le seul garant de la biodiversité d’une montagne vivante prose en otage par des espèces emblématiques nullement menacés en Europe. Il a un rôle à jouer dans la sécurité alimentaire, enjeu vital pour las années à venir.Le patrimoine de nos massifs est riche de savoir faire, de paysages façonnés par des pratiques agricoles séculaires, de races et variétés locales et de produits naturels et de qualité. Acteurs d’une agriculture durable à haute valeur naturelle, nous voulons sauvegarder ce bien commun et continuer à installer des jeunes. 

Les syndicalistes ont souligné le travail constructif avec les représentants locaux notamment la DDT. Toutefois les solutions locales trouvées pour gérer au mieux le dossier prédateurs ne suffisent pas. Ils attendent des mesures fortes venant de l’Etat.