PAC 2013 : Convergence des propositions Paris et Berlin
PAC 2013 : Convergence des propositions Franco-Allemande
Selon une dépêche AFP, La France et l'Allemagne se prononcent conjointement pour une PAC après 2013 forte, intégrant des outils de régulation des marchés. En effet, Paris et Berlin, les deux premiers bénéficiaires de la PAC avec respectivement 9,5 et 6,3 milliards d'euros en 2009, défendent les mécanismes existants et la mise en place d'un « cadre de régulation ».
Contrairement à certains d'États membres favorables à une réduction du budget de la PAC, notamment des subventions accordées aux agriculteurs, les deux ministres affirment la nécessité de « disposer de ressources à la hauteur de nos ambitions ».
Pour les ministres l'Agriculture français, Bruno Le Maire, et allemand, Ilse Aigner., le cadre de régulation devra comprendre « entre autres des paiements directs aux exploitants, des instruments de marché modernes fonctionnant comme un filet de sécurité, des organisations de producteurs ». Sur les paiements directs, les « deux pays opposent une fin de non recevoir à certains États d'Europe de l'Est, s’estimant défavorisés par les clefs de répartitions historiques, qui proposent un modèle du taux unique basé sur un paiement forfaitaire par hectare cultivé ou par tête de bétail. Les deux ministres en question affirme qu’« Un taux unique pour toute l'Europe n'a pas de justification et ne correspond pas aux conditions économiques au sein de l'Union européenne ».
L’enjeu économique est l’instauration d’ « un filet de sécurité » visant à protéger « des effets de crises majeures en Europe » pour faire face d'un côté aux marchés et aux aspects sanitaires.
Les deux pays militent aussi pour un renforcement du « pouvoir de négociation » des producteurs ou encore l'introduction d'« assurances ou de fonds mutualisés destinés à stabiliser les revenus des exploitants agricoles ».
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