Position du COPA-COGECA pour la PAC après 2013
Position du COPA-COGECA pour la PAC après 2013
L'équipe d'agriculturedesavoie.com vous propose le communiqué de presse du COPA-COGECA. L'après PAC 2013 est déjà dans toutes les réflexions :
Les dirigeants agricoles européens ont adopté ce jour une prise de position concernant la future Politique agricole commune, soulignant que dans le contexte des défis à venir, une PAC forte sera plus essentielle que jamais.
Lors d’une intervention à Bruxelles faisant suite à une rencontre des dirigeants agricoles de l'UE, Padraig Walshe, Président du Copa, a souligné : « Peu de priorités peuvent être plus importantes pour les citoyens européens que la sécurité, la sûreté et la stabilité de leur approvisionnement en
denrées alimentaires produites de manière durable ».
L'agriculture est en outre primordiale pour l'emploi dans les zones rurales : presque 30 millions de personnes travaillent dans les exploitations agricoles de l'UE. Les agriculteurs et les sylviculteurs, qui gèrent via leurs activités plus de trois quarts du territoire européen, garantissent également des paysages ruraux diversifiés et attrayants, dont profitent non seulement les citoyens européens mais aussi l'industrie du tourisme.
Ces bénéfices publics considérables ne sont pas rémunérés par le marché. Ils sont garantis au travers de la PAC. Et pourtant, le budget total alloué à la PAC représente moins de 1% des dépenses publiques totales de l'UE. Le Président Walshe a mis en garde : « Des conditions de marché difficiles et des coûts en hausse ont eu pour conséquence une grave détérioration du revenu des agriculteurs au cours des dix dernières années. Le revenu moyen des agriculteurs ne représente que 50% des salaires dans les autres secteurs, et deux tiers de ce revenu proviennent des paiements directs. De plus, les agriculteurs sont désormais confrontés aux défis que constituent l'augmentation des phénomènes climatiques extrêmes et la volatilité accrue du
marché ».
Si l'on souhaite que les agriculteurs puissent continuer à fournir cette vaste gamme de bénéfices tout en contribuant à la croissance, à la sécurité de l'emploi et à la lutte contre le changement climatique dans les années à venir, une PAC forte sera plus importante que jamais. C'est pourquoi les paiements directs aux agriculteurs doivent être maintenus et les ajustements apportés à la PAC d'après 2013 devraient se concentrer sur l'accroissement de la stabilité pour les consommateurs et le renforcement du rôle économique de production des agriculteurs. Pour ce faire, nous avons besoin de nouveaux outils qui nous permettront de faire face à la volatilité du marché et de mesures destinées à consolider la position des agriculteurs au sein de la chaîne alimentaire. Ces instruments doivent être étayés par une politique révisée afin d'offrir aux agriculteurs et aux coopératives un meilleur accès aux mesures consacrées à l'amélioration de la compétitivité et à l'adaptation au changement climatique, notamment aux contraintes hydriques. En outre, moyennant des incitations appropriées, les agriculteurs pourraient prester davantage de services ruraux, y compris la protection des habitats naturels, le maintien de la biodiversité, la prévention des inondations, l'amélioration de la capacité de stockage des eaux souterraines et la résilience aux incendies.
M. Walshe a ajouté que les ajustements à la PAC d'après 2013 devraient viser à renforcer la nature commune de la politique : « Il nous faut une solidarité financière basée sur un budget adéquat et un traitement équitable et égal de tous les agriculteurs, compte tenu des différences de conditions. Nous sommes fermement opposés à toute renationalisation de la PAC et à tout cofinancement supplémentaire, ce qui conduirait à des distorsions de la concurrence et risquerait de miner le marché unique ».
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